Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 11:03

 image otsarenou complete

 

 Tou-bichvat-sameah1.JPG

 

  

LES USAGES DE LA FÊTE DE TOU- BICHVAT

 

On trouve mention pour la première fois de Tou-Bichevat dans la première Michna du traité de Roch Hachana: "Quatre dates marquent le commencement de l'année... Pour l'école de Shamaï, le nouvel an des arbres est le premier jour du mois de Chevat, tandis qu'Hillel et ses disciples considèrent que l'année des arbres commence le quinze du mois de Chevat."

Or, c'est seulement à l'époque du Rabbin Haï Gaon (933-1038) que la Halakha fut fixée selon les enseignements de Hillel.  La date du nouvel an des arbres avait donné lieu auparavant a bien des hésitations: Rabbi Aquiba proposait par exemple de résoudre le problème en instituant les deux dates, le premier et le quinze du mois de Chevat.

Les hésitations des Sages provenaient en fait de considérations différentes sur la nature, et sur les variations saisonnières et climatiques d'Erets Israël, en particulier pour fixer les "dates limites": "Jusqu'au nouvel an des arbres, les arbres vivent des pluies de l'année précédente, après le nouvel an, ils vivent des pluies de la nouvelle année." (Talmud de Jérusalem, Traité de Roch Hachana, 1, 2).

 

Une fête de la nature

Ce rappel des origines nous aide a nous souvenir que Tou-Bichevat est avant tout une fête de la nature, la fête du renouveau des arbres, ce moment de l'année où apparaissent les bourgeons qui donneront les fleurs puis les fruits, une fête qui nous rappelle les liens éternels qui existent entre le peuple juif et la terre d'Israël.

Ce jour est essentiel pour déterminer les Troumot et les Maasserot que l'on prélève sur les fruits des arbres (Rambam, Yad Ha'Hazaka, Traité de Zeraïm, loi des Troumot, 5, 11), en particulier, lorsque le peuple juif vit en terre d'Israël.  Et la halakha a établi que le jour de Tou-Bichevat, il est interdit de jeûner et de prononcer une oraison funèbre.  De plus, certains enseignent à leurs enfants 15 chapitres du Livre des Psaumes pour qu'ils les chantent à la table familiale.

 

Le HaAri HaKadoch  (Rabbi Itzhak Louria)

Au 16ème siècle, à l'époque où le mouvement de la Kabbale, mené par HaAri HaKadoch (Itzhak Louria), à Safed, était en pleine force, ses adeptes

instituèrent l'usage de manger des fruits à Tou-Bichevat comme symbole de la participation des hommes à la joie des arbres.  En mangeant des fruits de la terre d'Israël, l'homme s'identifie avec cette terre.

Cet usage, qui s'est répandu dans toutes les communautés de la diaspora, est un signe supplémentaire des liens étroits qui existent entre le peuple juif où qu'il soit et la terre d'Israël.

 

Zeev Yavets

A l'époque du réveil national, à la fin du 19ème siècle, Zeev Yavets et un groupe d'éducateurs du yichouv, ont voulu que le retour et l'enracinement du peuple juif sur la terre d'Israël soient marqués par des plantations d'arbres à Tou-Bichevat.  En 5652 (1892), Zeev Yavets partait avec ses élèves planter des arbres dans la région de Zichron Yaacov.  Et, c'est en 1908 que la Fédération des Enseignants et le Keren Kayemeth Leisraël instituaient l'usage de la plantation d'arbres à Tou-Bichevat et lui donnaient une fonction éducative.

 

Et vous planterez……

« Quand vous entrerez dans la Terre promise, vous planterez tout arbre fruitier, vous en considérerez les fruits comme une excroissance.  Pendant trois années, ils seront pour vous une excroissance, il n'en sera point mangé.  La quatrième année, tous ses fruits seront consacrés à des réjouissances en l'honneur d’Achem.  Et la cinquième année, vous pourrez manger de ses fruits et en jouir pour en augmenter pour vous le produit, je suis Achem, votre Dieu.»(Lévitique, 19, 23 à 25)

Il en est toujours ainsi aujourd'hui.  Le jour de Tou-Bichevat, des milliers de jeunes et de moins jeunes vont planter des arbres dans tout le pays pour affirmer leurs liens étroits avec la terre, avec le pays et avec la tradition.

Bien que vous trouverez la terre regorgeant d'abondances, ne restez pas à ne rien faire, multipliez les plantations, nous dit la Tora, et il est dit "plantez tout arbre fruitier."(Midrach Tan'Houma, Kedochim 8).

 

L'usage de manger des fruits

Rabbin Itzhak Louria Achkenazi (HaAri) - que sa mémoire soit bénie - et ses compagnons ont institué l'usage de manger des fruits le jour de Tou-Bichevat.

Certains consomment quinze espèces de fruits, d'autres ne mangent que des fruits de sept espèces, mais ce sont précisément les fruits par lesquels la terre d'Israël est glorifiée.  Et nombreux sont ceux qui servent à leur table jusqu'à cinquante, voire même cent sortes de fruits, frais, secs, cuits et confits.  Tous cependant consomment en premier les fruits des sept espèces qui caractérisent Israël et prononcent la bénédiction correspondante.  Et ils consomment ces sept espèces selon l'ordre énoncé dans le verset, en commençant par le froment, grillé, cuit ou moulu et torréfié.(Moed lekol haï du rabbin Haïm Falagi, volume 9, page 654b)

 

 

La perte d'une simple graine

 

L'origine de cette mitsva est connue: nous devons apprendre à aimer le bien et l'utile et nous y attacher.  De cette façon, le bien deviendra partie de notre vie.  Nous nous écarterons de tout ce qui est mai et nuisible.  C'est la voie choisie par les hommes pieux et par les hommes d'action et de paix, par ceux qui se réjouissent du bien de leurs prochains et qui les rapprochent de la Torah.  La perte d'une simple graine de moutarde est pour eux impossible et insupportable et, s'ils le pouvaient, ils sauveraient toutes choses de la destruction, au contraire des mauvais, frères des destructeurs, qui se réjouissent de la ruine du monde et qui en fait se détruisent eux-mêmes.

 

De la même façon que l'homme agit envers le monde, il sera lui-même ainsi considéré et traité (Michna Sota 1, 7).  Comme il est écrit dans les Proverbes: "Qui se réjouit du malheur des autres ne restera pas impuni".  Et l'âme de celui qui veut le bien et s'en réjouit sera gagnée par le bonheur.  Cela est connu.

 

(Sefer Ha'hinoukh-Chofetim, précepte 629)

 

 

  Les trois Mitsvots

 

Trois mitsvoth sont exposées ici:

1)   Aller en Erets Israël.

2)   Planter des arbres fruitiers à la gloire d'Erets Israël.

3)   Ne pas manger les fruits pendant les premières années de la Orla.

Le texte indique aussi que nous devons nous rendre en Erets Israël pour aimer et désirer la terre sainte que Dieu a choisie.  Là est "la montagne de l'Eternel".

Il est aussi écrit que celui qui a choisi de s'installer en Erets Israël doit y planter des arbres, quand il est écrit "des arbres fruitiers", peut-être le texte fait-il allusion à ceux qui étudient la Torah.  Car eux aussi sont appelés "plantations".  Ainsi quand le texte nous dit de planter des arbres fruitiers à notre arrivée en Erets Israël, il signifierait que nous devons y enraciner des hommes qui étudient la Torah, d'autant que l'atmosphère d'Erets Israël rend intelligent et purifie l'âme.

(Or Ha'haïm, commentaires sur la Torah)

 

 

 L’ange qui lui dit:  « Grandis »

 

Pour chaque brin d'herbe et pour chaque arbre, il y a un ange dans le ciel qui le frappe et lui dit: grandis!  Et si on coupe le brin d'herbe ou l'arbre, en blesse aussi cette force supérieure qui lui ordonne de pousser.  Les Sages ont comparé le moment où l'âme quitte le corps de l'homme à un arbre qu'on abat.  Ainsi qu'il est dit dans les Pirké de Rabbi Eliezer: "Quand on abat un arbre qui donne des fruits, sa voix résonne d'un bout à l'autre de l'univers, mais cette voix, on ne l'entend pas." Comme l'âme, quand elle quitte le corps.  Lorsqu'on abat un arbre, on arrête cette force qui lui disait: "grandis!, c'est pourquoi l'homme et l'arbre se ressemblent et qu'il est écrit: "L'homme est comme l'arbre des champs". (Deutéronome, 20, 19)

Certains disent: si l'ennemi a la possibilité de se dissimuler et de dresser une embuscade sous un arbre, alors on peut abattre l'arbre, car "l'interdiction de porter atteinte au corps humain a priorité", et c'est d'abord sur l'homme qu'il faut veiller avant de veiller sur l'arbre.

(Méam Loèz)

 

Quand chantent-ils? 

 

Quand les épis chantent-ils?  Au mois de Nissan, quand les champs sont couverts des blés qui se dressent, et que le vent les couche et fait bruisser les épis.  Alors, ils chantent.

 

(Commentaire de Rabbenou'Hananel et du Aroukh 306)

 

 

 

  BONNE FETE LES AMI(E)S

Repost 0
ravatlan.over-blog.org - dans Tou Bichvat
commenter cet article